Partie 1 — l’inspection avant achat couvre comment j’ai trouvé Jack et ce que j’ai vu avant qu’il passe au garage.
L’inspection avant achat avait déjà révélé la rouille de carrosserie — bas de caisse, bas de portes, coins arrière. Ce qu’elle ne pouvait pas vraiment montrer, c’était l’ampleur des dégâts une fois les garnitures retirées sous l’éclairage du garage.
Ce qu’on a découvert
Une fois le Jeep levé et les garnitures de carrosserie retirées, l’ampleur des dégâts est rapidement devenue évidente.
Les bas de caisse étaient pratiquement disparus. On ne parlait pas de quelques plaques de rouille de surface, mais de sections de métal complètement rongées, parfois assez ouvertes pour y passer un doigt.
Les ailes arrière avaient rouillé de l’intérieur vers l’extérieur. Les coins de la carrosserie, près des montants B et C, étaient atteints sur plusieurs couches de métal. Le bas du hayon s’effritait. Les portes, les points de fixation des ailes avant et certaines parties de la structure intérieure avant étaient également touchés.
La rouille n’était pas localisée à un seul endroit. Elle s’était installée un peu partout dans la carrosserie.
Le châssis, lui, était réellement solide. C’était au moins une partie de l’annonce qui tenait la route.

Le démontage
Pour réparer la carrosserie correctement, il fallait commencer par presque tout enlever.
L’intérieur a été vidé : sièges, tapis et panneaux de garniture. L’avant a également été démonté, avec les ailes, la calandre et les phares retirés pour dégager les zones à réparer.
Voir un véhicule qu’on vient tout juste d’acheter réduit à une coque roulante est assez particulier. Mais lorsqu’on veut couper toute la rouille et revenir jusqu’au métal sain, il n’y a pas vraiment de raccourci.

Les travaux
J’ai fourni les nouveaux bas de caisse, les ailes, quelques écussons ainsi qu’un pare-chocs avant ARB. Le garage s’est chargé du reste.
Les sections rouillées ont été découpées jusqu’au métal sain, puis remplacées par de nouvelles pièces ajustées sur mesure. Les joints ont ensuite été soudés, meulés, apprêtés et peints.
Le bas du hayon, par exemple, a été entièrement reconstruit. Une nouvelle bande de métal a été ajustée, maintenue en place, puis soudée progressivement sur toute sa longueur avant que les soudures soient meulées.
La même méthode a été utilisée pour les portes, les ailes et les autres zones endommagées : retirer tout ce qui était atteint plutôt que de simplement le recouvrir.

La facture
Au total, la restauration de la carrosserie a coûté 25 397 $ CA, taxes incluses, en main-d’œuvre et en frais de garage. Ce montant ne comprend pas les pièces que j’ai achetées séparément.
C’est une somme difficile à ignorer. Elle m’a fait réagir moi aussi.
Financièrement, restaurer un vieux ZJ à ce niveau ne sera jamais le choix le plus rationnel. Mais les 5.9 Limited sont rares, celui-ci avait encore un excellent châssis et je ne voulais pas d’une réparation temporaire qui recommencerait à rouiller quelques années plus tard.
Quitte à le sauver, je voulais que ce soit fait correctement.
Où il en est aujourd’hui
Le Jeep roule de nouveau.
Le 360 fonctionne bien, le véhicule a retrouvé une carrosserie saine et le pare-chocs ARB lui donne déjà une allure qui correspond mieux à ce que je veux en faire.
Il reste encore beaucoup de travail du côté mécanique et hors route. C’est d’ailleurs là que le projet deviendra probablement le plus intéressant. Mais commencer par la carrosserie était la bonne décision.
Les modifications, les améliorations et les sorties à venir pourront maintenant se construire sur une base solide.
